Réminiscences d’étreintes absolues, délicieusement envoûtantes. Nos bouches à n’en plus finir, inondées d’embruns brûlants. Nos yeux éblouis, noyés dans un regard unique. Nos corps entrelacés, vaincus en un souffle commun. Nos âmes unies, transcendant toute gravité.
Revivre cette exaltation à travers le souvenir de toutes les fois où le désir débordant s’est exprimé naturellement, sans retenue.
Sentir cette irrésistible pulsion se dissoudre lentement en une ombre de l’extase qui jadis vibrait en moi.
On ne sait pas comment le désir s’en va. On ne se réveille pas un jour avec la certitude que c’est fini, qu’il ne reste plus rien et que ça ne reviendra plus jamais. C’est bien plus insidieux. On s’en rend compte au moment où il s’est déjà éloigné, sans être parti complètement. C’est une transition lente dans laquelle le désir se trouve entre deux portes, suffisamment présent pour qu’on le voie encore et que l’on se souvienne qu’il a bien été là, à notre disposition, autant que l’on voulait, sans modération. Et en même temps, il a le dos tourné, il s’est déjà engagé à partir pour toujours. On sent que quelque chose n’est plus comme avant, mais on veut y croire encore. On s’accroche aux souvenirs de toutes nos forces, à tous ces moments merveilleux où nous avons vibré d’une passion commune. On ne veut pas lâcher si vite. On tient le fil invisible qui se distend doucement, jusqu’à nous glisser entre les doigts.
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