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Les arbres d’hiver me parlent autant que la forêt en d’autres saisons. Dépourvus de leurs feuillages, ils dévoilent leur essence pure. Cette nudité fait paraître toutes leurs profondeurs, avec une force déconcertante, une franchise sans ambages. Tels des géants, ils résistent à tout. Leurs racines des griffes qui mordent la terre, leurs branches des bras
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Orne-toi de perles de pluie Fais de leur promesse Ta plus belle parure L’orage, les flots et Les vents contraires Te berceront dans leur habit Sois vaillant Sans dessein ni regrets L’aurore sera ton vassal Trace ta route Dans le jour naissant Enivre-toi Il est temps
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De tes mains ont jailli Des merveilles Des festins nourriciers Des blessures pansées Mes premiers pas guidés Tes mains dans le dos Contre le vent à vélo Tant de gestes répétés Tu les as tous oubliés De tes mains Tu créais des mondes Une existence à bâtir Mon chemin vers l’avenir Tes mains soulevaient Des
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Se délester du ballast Brader le trop plein qui déborde Couper court à la boulimie En finir avec la profusion perfide Tout doit disparaître Je vous fais un prix Les souvenirs sans éclats Les espoirs vains Les ambitions délaissées Les élans vides Ils sont en excellent état Je vous le garantis Satisfait ou remboursé C’est
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S’adosser à un arbre Dans la lueur de l’aube Secouer la poussière Que la nuit a déposée Sur ma peau endormie. S’adosser à un arbre Face au soleil levant Ouvrir les yeux Sur le bruissement des feuilles Laisser leur couronne lumineuse Venir à moi. S’élever dans l’arbre De la racine au sommet S’abreuver de sa
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Dans mon sous-sol Une épave abandonnée Attend depuis des Lustres Le chantier de reconstruction Que je remets toujours au Lendemain. Pourquoi, naviguer aveuglement Hisser des voiles sans envergure Tenir une barre à la dérive M’est il préférable à Une course tout droit vers L’horizon ?



